Comme le fruit de l’arbre, la peinture est le prolongement de l’univers en action


Il n’est pas facile de peindre aujourd’hui et pourtant cette chose simple nous fait rencontrer le monde.

Si je peins, c’est pour donner et faire partager aux autres l’énergie vivante. Comme une plante, la peinture construit notre environnement.

Elle donne l’énergie du bonheur et du bien être. Elle nous regarde comme un miroir, reflète notre vie. Ephémère, intéressante, belle, chère…il n’y a de qualificatif que pour le sens et l’intérêt de celui qui la possède. Peindre, c’est poursuivre l’existence de nos yeux, de notre corps, de notre pensée, de notre cœur « proprio agio ». Il convient de respecter les lois de la vie.

Peindre à travers l’œuil d’un bouddha des éléments existants sur la toile en tant qu’être vivant ; en harmonie de l’intérieur avec l’extérieur et de l’extérieur avec l’intérieur.

Peindre c’est admettre les lois de la réalité. Comme Cézanne nous la fait comprendre, la toile et la peinture constituent une surface plane. De cette réalité naît une énergie ; fondée sur la loi des contraires, de l’existence et des matériaux. Selon sa nature, une chose en fait exister une autre.