La structure



La structure de la toile ou du plan:

  • Verticalité – horizontalité – Diagonale
  • Ses effets – Profondeur – Espace – Circulation - Temps

La structure est la part essentielle de l’œuvre, est le lien et le contact direct entre soi (regard) et l’œuvre (peinture ou existence). De la structure dépend la lecture sur le plan, d’un espace et d’un concept appartenant à notre existence. Elle tend à démontrer (sans se perdre) un monde auquel nous appartenons. C’est dire que la matière est analogue à notre façon de voir. Le plan est le témoin et l’action de cette démonstration. Sur le plan réagit la matière pour créer l’alchimie d’un dessein perceptible par les sens. Ceci est vrai pour n’importe quelle peinture, à la seule différence que sa structure se différencie d’une époque à l’autre, d’un mode de penser ou d’un académisme dictateur. En observant une peinture, on peut observer une quantité innombrable de causes et d’effets qui pour l’œil et les sens ont des conséquences multiples.

La conséquence est le fruit de notre dessein:

  • Une observation essentielle est la séparation d’une chose à une autre.
  • Une autre observation est celle d’un enfermement.

Dans les deux cas l’œil se retrouve au début ou à la fin d’un phénomène qu’il ne connaît pas. Observer une structure revient à voir « l’esprit » qui l’a construit.

Deux éléments naturels font partie de nos références visuelles:

  • La verticalité (la plus importante) qui dessine la profondeur.
  • L’horizontalité qui matérialise l’existence de toutes choses.

De la différence entre les deux se dessinera la diagonale. (Espace) Par différence et contraste, la structure devient circulaire. Par l’effet du temps l’œil se déplace pour construire un dessin analogue à un regard. La liberté et totale, chaque chose trouve sa place et peut vivre dans le cadre d’une densité qui est la sienne sans se dissocier de l’ensemble ; cette densité permet aussi à l’ensemble d’exister. En fait la structure lie le regard au temps pour raconter une histoire. Ainsi l’existence née d’une cause et d’effets multipliés par autant de fois que la verticalité et l’horizontalité le permet. Le plan étant radical, la matière réagit comme un miroir et permet toute démultiplication de celle ci. Ainsi faut-il lire la structure par les causes (volonté de …) et par l’effet (résultat de…) L’effet et la cause étant liés, l’un et l’autre se régénèrent pour dessiner ce petit quelque chose de vivant que représente l’œuvre, ou ce qui pourrait être sa définition.